"All flow from the bell of her alto horn at every given moment"

Alors qu'un mois plus tôt Sophie BB sortait son premier CD pour Alto solo "Adventure", nous sommes revenus sur cette musicienne avec un maître en la matière, Owen Farr, ex-alto solo du Cory Brass Band, considéré comme un des meilleur spécialiste de cet instrument. Celui-ci a eu l'occasion de rencontrer Sophie BB à plusieurs reprises et voici ce qu'il nous a confié :

" Sophie is a fine player and a lovely person!

Sophie's love for music making is quickly evident to anyone meeting her. Her passion and drive to create wonderful music is written all over her and this is something she doesn't want to contain. Individuality, intensity, virtuosity and charisma all flow from the bell of her alto horn at every given moment.

She has achieved so much at such a young age and I certainly look forward to what the future holds for such a fine young talent".

 

Le CD "Adventure" est maintenant disponible à l'achat en ligne sur le site :

  http://sophie-bb.com/fr/product/adventure-cd/  

 

Notre point de vue

La sonate de Golland est magnifique, on le savait déjà, mais ici la chaleur de l'alto de Sophie BB ajoute à l'aspect mélancolique. Les sons, égaux dans tous les registres, sont d'une richesse surprenante et musicalement l'interprétation "française" de ce concerto, qu'on a l'habitude d'entendre chevrotant de vibrato, est un délice.

Les trois tableaux de la pièce de Pierre-Antoine Savoyat sont eux-aussi chargés de mélancolie et de force, ici Sophie BB joue de virtuosité de concert avec le Brass Band NPDC, irréprochable accompagnateur et soutien musical dans une partition exigeante. Dans le premier mouvement s'expose le chaos de la guerre aérienne avec la force du brass band sur laquelle se superpose la douceur de l'alto dans une ritournelle enivrante. Dans le deuxième mouvement où l'alto s'exprime pleinement, la partition et les sons sont noirs, chargés d'intention. La musique est un long crescendo vers un son éclatant puis l'alto s'impose à nouveau pour témoigner de ce champs de ruine. Dans la guerre au sol décrite dans le troisième mouvement le discours est plus décousu avec un jeu de question réponse entre le Brass et la soliste. Sur un rythme répété les basses sont magistrales quand la virtuosité du soliste prend le pas pour réexposer le thème initial dans un silence glaçant. Dans le final on entendrai presque de l'espoir, de l'engouement pour un monde meilleur.

Enfin, on ne s'attendait pas au mariage entre le vibraphone et l'alto, pourtant celui-ci fonctionne à merveille dans la pièce de Chmielarz, un véritable bout de poésie suspendue dans l'instant présent.